L'univers Fantasia :
Les aventures de Sémène
Des extraits, des illustrations et des cartes proposés par L.R.R. LIVELLY notre auteur, pour faire connaissance avec son univers fantasy et ses multiples personnages dans un monde médiéval fantastique, selon nous, somptueux et captivant. Venez enrichir conséquemment votre expérience de lecteur et découvrir le Royaume des Terres Fermes.
Bonne promenade dans ce monde en suspension, que vous pourrez découvrir très prochainement, en lisant le premier tome de ce cycle, Sémène, Fils-des-nuages, en cours de finalisation dans notre atelier.
sémène fils-des-nuages, notre premier roman
d'heroic fantasy !
Sémène est un conteur errant qui va de village en village pour narrer de sa voix posée les histoires innombrables qu’il connaît.
sémène fils-des-nuages, des extraits :
CHAPITRE PREMIER : LE VÉNÉRABLE (*)
Le Père de la Forêt
Soudain quatre formes surgirent de part et d’autre du chemin, silhouettes qui quelques battements de cœur plus tôt, s’étaient camouflées derrière les bosquets touffus poussés sporadiquement sur les bords de la grande route. Les quatre hommes se plantèrent farouchement devant les voyageurs. Une mauvaise lueur brillait dans leurs yeux, aussi belliqueuse que les longues dagues qu’ils tendaient vers Sémène et Loti, pour les menacer. Le plus grand de la bande apostropha le conteur d’un verbe gutturale :
« Toi vieille barbe, montre patte blanche ! À nous les talents et tout c’que tu colportes, sinon... »
Le brigand émit un sifflement sinistre.
« Je ne suis qu’un baladin, répondit Sémène calmement, vous savez donc que je ne possède rien d’autre que mes contes et ma poésie.
— Tant pis pour toi vieille barbe, on prendra ta tête si tu trouves rien d’aut’à nous offrir, répliqua l’immense brigand, apparemment chef de cette sale clique. Il ricana de manière grotesque.
« Et ton compère derrière qui se coule dans l’ombre, il attend quoi pour jeter à terre tout c’qui nous r’vient !
— Allez ! plus vite ! » grogna avec hargne un des autres voleurs.
Sitôt, les malandrins d’un pas menaçant en avant pressèrent de plus près les deux voyageurs en mauvaise posture et le chef des brigands, cracha à terre et invectiva ses troupes :
« Deux dépouilles avec de gros sacs, v’là c’que j’vois mes lascars. Rha ! »
L’éclair d’une grande lame brilla sous l’éclat de la Visiteuse toute ronde qui venait dans un ballet cosmique accompli, de prendre subrepticement sa place dans la voûte céleste. Dans l’instant même le chef des voleurs tendit le bras d’un geste preste, tentant de planter la lame de sa dague dans la poitrine du conteur d’un terrible et vif coup de pointe. Mais la dague n’atteignit pas la chair visée, s’échappa de la main du brigand et tomba à terre. Il n’eut que le temps de ravaler sa surprise et de reculer d’un pas, lors que sur sa senestre un de ses comparses hurlait de douleur. Loti venait de lui sectionner un bras, à hauteur de l’épaule, d’un terrible coup d’épée à deux mains asséné de haut en bas. La lame avait luit dans la nuit en s’élevant, puis était retombée pour fendre l’humérus... Le chef des gredins tourna la tête et son visage se recouvrit du sang de son séide qui giclait abondamment de l’artère humérale, tranchée, qui pendait légèrement du moignon à vif. Le blessé hurlait. La Visiteuse fit un effort, pour mieux redoubler malignement de sa lueur blafarde. Le brigand put ainsi apercevoir son bras à terre, la céphalique et la basilique, ses veines, littéralement fauchées, le médian, le radial et le cubital, nerfs d’un coup d’un seul inutiles et puis toute la chair découpée et ce qu’il restait de son deltoïde, cet ensemble qui faisait un bras d’homme — le sien — qui baignait, amputé, dans une mare de sang grandissante. La Lune-visiteuse se mira dans ce funèbre miroir : la sève de cette existence d’homme qui filait inexorablement. Le coupe-jarret vit tout cela le temps d’un seul battement de cœur, car son regard s’opacifia et il s’évanouit, s’écroulant dans son propre sang. Les autres malandrins sitôt fuirent. C’était une chose que de s’en prendre à deux voyageurs solitaires, c’en était une autre que de se mesurer à un jeune mais grand guerrier arborant une lame de haut-lignage. Le chef, tandis qu’il galopait pour sauver sa peau, se demandait comment sa dague avait pu lui échapper des mains. Ses questions restaient sans réponses, aussi courrait-il éperdument avec ce qui restait de sa troupe sauvage sur les talons...
Loti sans sourciller essuya la pointe de sa longue rapière sur le corps du bandit qui gisait à terre. Il était sans doute déjà mort. Sémène s’agenouilla, retourna précautionneusement le corps, scrutant sur le visage du mourant le moindre signe de vie.
« Que faites-vous maître ? Il faut se hâter, les autres peuvent revenir à tout moment ! Ils ont fui mais il est fort à craindre que le désir de vengeance ramènera leurs pas sur nos traces ! Ils sont encore trois, nous avons eu beaucoup de chance... Pressons le pas ! Mais que faites-vous à la fin ?
— Je vois si nous pouvons encore quelque chose pour ce malheureux...
— Ce malheureux comme vous dites avait dans l’idée de nous égorger !
— La mort d’un homme, c’est toujours triste... De toute façon nous ne pouvons plus rien pour lui. Il est déjà en partie de l’Autre-côté. Il y a trop de noirceur en lui qu’il me faudrait porter, trop de ténèbres pour que je puisse trouver son âme égarée...
— Allons, partons Sémène, conclut Loti, qui plaçait sur le compte d’un ébranlement nerveux les singulières élucubrations de son maître. Partons, il est temps. À n’en pas douter ils reviendront, ne serait-ce que pour dépouiller leur compagnon... »
Tous deux abandonnèrent sur le chemin le corps de cet homme qui se refroidissait en perdant abondamment son sang. Loti mena Sémène d’un pas vif jusqu’au moulin évoqué, en prenant garde de ne laisser derrière lui aucune trace. Le jeune homme se retournait fréquemment pour écouter les bruits d’une éventuelle poursuite. Il avait préféré quitter la grand route sans tarder, même si la progression ainsi se faisait un peu plus lente, rendue plus ardue par la végétation exubérante de la région : de hautes herbes revêches à se plier, à s’ouvrir sur le passage des deux hommes, même en cette saison. Le jeune homme fit confiance à son solide sens de l’orientation et prestement, ils arrivèrent au pied du moulin en ruine. La nuit était pleinement installée. Sémène s’apprêtait à gravir les quelques marches de bois plus ou moins pourries qui menaient au premier niveau du moulin, quand sèchement Loti l’arrêta.
« Laissez-moi passer, chuchota-t-il sur un ton péremptoire qui surprit Sémène. Je vais commencer par inspecter les lieux. Vous maître, restez sur vos gardes, soyez à l’écoute du moindre bruit suspect. »
(*) Extrait non contractuel, à la discrétion de l’auteur.
CHAPITRE SECOND :
LA CITÉ (*)
Haut-siège du Palais royal,
centre-rayonnant de l’Univers-sans-nom,
cœur-battant du Monde-connu, Grande-ville de sa Majesté…
Celui qui pour la toute première fois contemplait le haut-siège du palais royal, le centre-rayonnant de l’Univers-sans-nom, le cœur-battant du Monde-connu, restait immanquablement écrasé par l’inaccessible beauté de cette immense cité, qui s’étendait paresseusement sur des lieues et des lieues à la ronde. Les flèches de ses forteresses et les tours sans nombre du palais s’élevaient si haut dans le ciel, qu’elles en donnaient le tournis aux habitants de l’Extérieur, tous les sujets du royaume qui vivaient en dehors des murs de la Grande-ville de sa majesté. La plupart des habitations de la Cité, qu’elles soient des Hauts-quartiers ou des Bas-fonds, qu’elles soient vastes demeures seigneuriales, maisons cossues de marchands ou bouges sordides, comportaient plusieurs étages. D’ailleurs il était d’usage pour le peuple de l’Extérieur de convenir que les habitants de la Cité avaient la maladie de construire en hauteur, qu’ils se marchaient les uns sur la tête des autres.
La Cité était géante, comme un ogre, toute à la mesure du Fröé-Belti, fleuve puissant qui la traversait de part en part, comme un monument colossal dédié à la gloire d’une ville à ce point hautaine, qu’elle s’était proclamée centre du Monde-connu.
Dès que Loti et Sémène eurent enfin laissé derrière eux la garde de la porte mineure, toute la partie supérieure du palais s’offrit aussitôt en spectacle, vaste et fantasque construction dédiée à la gloire des rois des Terres Fermes qui s’étaient succédés sur le trône. Face aux deux voyageurs, perchée sur le Promontoire — bande de terre que cernaient les deux bras du Fröé-Belti à cet endroit divisé —, La Nef Royale exhibait son imposante arrogance. Dernière extension en date du Palais, La Nef que le petit peuple de la Grande-ville appelait communément la Citadelle aux Mille Tours ou encore, la Mille-tours, était en effet de dimensions gigantesques. Elle était principalement constituée de myriades de tours de diverses circonférences et hauteurs, reliées les unes aux autres par des passerelles, sortes d’échafaudages remarquables de finesse et de savoir-faire, qui défiaient les lois de la gravité avec une morgue toute royale. De loin on eût dit les mats innombrables d’un immense vaisseau voguant, insolent, au-dessus des flots tourmentés de cette marée humaine qui vaquait en tous sens, et survivait tant bien que mal dans les multiples quartiers de la Cité. C’était là que le roi avait ses appartements, c’était là qu’il rendait les décrets d’Ultime-justice, qu’étaient signées les lettres de cachet. Malgré sa taille extraordinaire pour le commun des mortels, La Nef ne constituait qu’une partie seulement de cette considérable mosaïque qu’était devenu au fil des siècles et des extensions successives, le palais du roi. Derrière la célèbre Mille-tours, accolée à ses premières édifications, montait droit vers les cieux la Tour d’argent, ancien palais des anciens-Rois, actuelle bibliothèque du royaume et maison des sciences et des Académies-royales. Ce bâtiment, première extension du Palais originel, se composait d’un vaste rempart défensif en forme approximative de quadrilatère, au centre duquel s’élevait quatre bastides qui se rejoignaient à une hauteur invraisemblable, pour n’en faire plus qu’une, dont la flèche toute argentée dominait toute la partie ouest de la ville. La Tour d’argent jouxtait le premier palais, celui des Pères-guerriers fondateurs du royaume. C’était un imposant bastion sans aucun ornement, qui n’avait d’autre vocation que la défense du suzerain et des quelques habitants de la ville qui pouvaient s’y réfugier, que d’offrir un abri au roi et à ses sujets. Demeure inexpugnable, ce bloc mastoc construit par les Rois-primitifs, servait à l’époque de ce récit de casernement à la Soldatesque royale et aux troupes d’élites, escadrons de gardes attachés à la cour. Sur l’immense Promontoire on avait encore trouvé la place de glisser un parc et sa ménagerie, sans oublier le Temple-avéré, dont l’édification avait été contemporaine de la Tour d’argent. Peu de personnes avaient reçu l’insigne honneur, hormis quelques très hauts-dignitaires et les serviteurs et hilotes qui officiaient dans ces régions du palais, de pouvoir se promener dans le parc et de découvrir les curiosités — parfois monstrueuses chuchotaient certains... —, de la Ménagerie royale.
Le jeune homme conduisit vivement le fils-des-nuages jusqu’à la Place d’arme. Une fois franchie la première redoute, poste de défense avancé situé sur la rive opposée au palais (bras ponantais du Fröé-Belti), ils traversèrent le Pont-de-garde affublé de deux petites tours, de chaque côté. Au septentrion, Sémène aperçut les Appontements royaux, autrement dit, le Port de sa majesté. Se trouvaient rassemblée là une flotte hétéroclite composée d’une part de vaisseaux de haut rang, toujours prêts à appareiller selon les humeurs du roi, et de nombreux bateaux marchands qui mouillaient, dans l’attente d’un énième contrôle des cales de l’embarcation, d’une ixième vérification des vivres et marchandises, denrées et produits de la cargaison. De jour comme de nuit les Appontements étaient sous très haute garde, car le Port-intérieur accolé aux flancs du palais était son point faible. Aussi la surveillance y était-elle plus stricte que partout ailleurs en l’enceinte du palais. Avant d’accéder au Port-intérieur, il fallait au préalable passer les postes de contrôle de la Garde fluviale qui barrait la route à toute embarcation en amont et en aval du fleuve, juste au niveau de la Première enceinte de la Grande-ville du roi. Les postes étaient répartis sur chacun des bras du fleuve. Il semblait pratiquement impossible de pouvoir se faufiler par bateau au travers des mailles du filet ainsi tendu, pour pénétrer à l’intérieur du palais.
(*) Extrait non contractuel, à la discrétion de l’auteur.
Il arrive enfin !
Nous avons travaillé sérieusement pour procéder à cette nouvelle parution que l’équipe OLB attendait particulièrement… Le tout premier volume du cycle de L. R. R. LIVELLY, introduisant magistralement, selon nous, les destins croisés de Sémène le conteur, le fils-des-nuages, et Loti, le fier et intrépide jeune noble de la Cité, la Grande-ville du roi des Terres Fermes.
Projet Jabberwocky
Nous souhaitons pour introduire notre univers Fantasia, adresser nos modestes félicitations à la créatrice de la chaîne YouTube « Projet Jabberwocky ». Nous avons particulièrement apprécié le contenu de qualité des vidéos présentées et avons décidé de les mettre en avant (sous licence CC0) pour illustrer nos propos. Évidemment, allez faire un tour sur cette excellente chaîne (qui ne semble toutefois plus active).
C'est quoi la Fantasy ?
C’est une littérature de l’imaginaire qui comporte pour les puristes un certain nombre de « sous-genres » : heroic fantasy, sword and sorcery, high fantasy etc. Il est parfois difficile de s’y retrouver pour le novice et même pour le connaisseur, notamment au milieu de nombreuses définitions proposées par les spécialistes.
On peut pour essayer de mieux appréhender le genre, évoquer le poème épique Beowulf (littérature anglo-saxonne) attesté dès le début du septième siècle, les pères fondateurs, comme les écrits du gallois Geoffroy de Monmouth (posant dès le début du onzième siècle les bases de la légende du Roi Arthur), de Chrétien de Troyes plus tardivement au cours du même siècle, qui introduit la romance arthurienne en français (Lancelot du Lac, le Saint Graal). L’ensemble de ces récits parfois à prétention historique, fonctionnent selon notre modeste opinion sur le schéma suivant : héro-quête-monstre. En quelque sorte donc les débuts d’un genre prometteur, pourtant longtemps sous-estimé…
Cette littérature de l’imaginaire le plus souvent méprisée, est tout juste bonne à vendre des pulps (Weird Tales, Amazing stories…), magazines bon marché. Mais certains héros de ces pulps vont passer à la postérité (Conan le barbare, Tarzan…) ainsi que leurs auteurs édités : Howard Phillips Lovecraft, Robert Ervin Howard ou encore Fritz Leiber ! Des écrivains que nous apprécions particulièrement aux Éditions OLB.
Et puis arriva Tolkien (Le Seigneur des anneaux) ; et la lumière fut.
Et puis arriva George R. R. Martin et son Trône de fer ; et HBO fut.
Ledit « genre » littéraire est aujourd’hui devenu culturellement « mainstream » comme ils disent à la télévision et dans les réunions des communicants et autres spécialistes de mercatique.
Pour finir, le plus évident pour décrire ce genre littéraire, nous semble tout simplement passer par l’énumération de romans qui sont aujourd’hui justement considérés comme des chefs-d’œuvre.
Un sous-genre
« bankable »
Nos lectures
NOS LECTURES
Voilà, le moment est venu de citer les livres qui nous ont particulièrement marqués. Nous n’avons surtout pas la prétention ni d’être exhaustif, ni de distribuer des palmes, des notes sous formes d’étoiles à la queue leu-leu, mais tout simplement évoquer avec vous, en bonne compagnie, nos madeleines de Proust de lectrices et lecteurs que nous sommes. Les héros sword and sorcery de Fritz Leiber (Fafhrd et le Souricier Gris) nous ont proposés des péripéties savoureuses et inoubliables, mais que dire de nos pérégrinations aux côtés de Sévérian du cycle du Livre du second soleil de Teur de Gene Wolf ! Citons encore les romans de David Gemmel présentant les aventures de Druss (La Légende de Marche-Mort) et La fille du roi des elfes, inénarrable beauté littéraire de Lord Dunsany.
Bon, eh bien oui ! Évidemment nous avons dévoré Les chroniques de Narnia de Clive Staples Lewis et les œuvres de l’immense Tolkien et pas seulement Le Seigneur des anneaux, mais aussi Le Hobbit, Le Silmarillion et Les contes et légendes inachevés…
LES TERRES FERMES, LA CARTE ! [MAJ : 19/07/2025]
Voici la première carte numérisée de l’univers de notre auteur L. R. R. LIVELLY. Cette carte connaîtra des mises à jour régulières en fonction des volontés artistiques de l’auteur. Nous remercions vivement l’équipe du site inkarnate.com qui propose un outil en ligne qui permet d’éditer des carte « fantasy ».
Les liens externes vers de possible sites « marchands » (par exemples Les Éditions Raisons d’Agir ou Inkarnate) ne sont pas liés à d’éventuelles « affiliations » commerciales ; mais simple volonté d’attribuer au détenteur de droits, le crédit de son travail.
les terres fermes,
le « lore »...
Selon le Wiktionnaire, le lore est un anglicisme qui évoque les histoires, coutumes et traditions d’un univers réel ou de fiction. Dans notre cas évidemment, le lore du Monde Connu des Terres Fermes de notre auteur L.R.R. LIVELLY.
Les Vénérables
Les sages des Temps-révolus prétendaient qu’ils furent créés par les Dieux aux premiers matins du Monde-connu. Il en existerait un nombre défini, assez faible, et ils seraient répartis sur toute la surface des Terres Fermes. Depuis des temps immémoriaux, ils sont là et soutiennent le Dôme qui chapeaute le Monde-connu. Les traités cosmogoniques affirment aussi qu’ils supportent la voûte céleste et maintiennent la Terre une, c’est-à-dire ferme et unie… Les Vénérables seraient ni plus ni moins que les arcs-boutants du Monde-connu, la colonne vertébrale de la Terre-mère, la Pangée.
La Cité : la mille tours
Les Gardiens Des Seuils
La cité aride perdue dans le Grand Erg, région atrocement stérile, ne laissait que peu de chance au voyageur insuffisamment préparé venant y chercher les bons augures de son avenir, les soins balsamiques pour le corps et les désenvoûtements de l’âme. L’Ingrate comme l’appelle justement le petit peuple du royaume des Terres Fermes, cette ogresse des sables concentrait en son sein tous les malheurs et les désespoirs du Monde-connu. Cette ville-citadelle était dirigée de main de maîtresse par un triumvirat composé de trois sœurs. Les deux aînées, héroïnes célébrées, avaient par leur bravoure cent fois démontrée et leurs exploits contés dans toutes les contrées du Monde-connu et même au-delà, gagné le titre de cheffes des redoutables femmes guerrières skúthoïi, les amazones en langage véhiculaire contemporain des Terres Fermes. Penthésíleiä, la plus grande qui dépassait de plus d’une tête les plus puissants combattants du Roi, Hippólutê, puînée dans la sororie, cadette lui concédant moins de trois pouces de stature, et Antiópê la plus jeune, délicate mais farouche enfant âgée de tout juste quinze ans.
Karannath La Thébaïde
Karannath [l'entrée du Ponant]
L'entrée du Ponant
Karannath [l'entrée du Ponant]
Le Chemin Désolé
Karannath [l'entrée du Ponant]
La Faille au pied de la ville-Citadelle...
Karannath [l'entrée du Ponant]
Passage vers le Levant
Karannath [l'entrée du Ponant]
Guerrier Thébaïde
Et la peur vint...
« Je suis avide, Je suis la soif frénétique, Je suis ce qui cherche sans fin et qui prend et prend encore. Je suis ce qui nuit à tout ce qui ne peut me faire obstacle, Je suis celui qui dérobe jusqu’à la Lumière primordiale, qui rode jusque dans le cœur bancroche des hommes, ces chétives créatures de chair ! Je viens prendre, car Je suis avide, Je suis la soif frénétique et rien ne peut me résister… Je suis venu prendre ce qui revient de droit au Maître, Je suis le porteur de courroux et J’ai grande faim, car toutes ces âmes sacrifiées en ma géhenne ne sauraient apaiser ma panse pareille aux insondables abysses, étancher ma fièvre, car je suis insatiable, et tant que subsistera une quelconque âme de chair ou de sève, Je viendrai dépouiller, agripper, piller, attraper, ravir, pervertir et violer, car Je suis avide, car Je suis la soif frénétique ! Je viendrai convoiter, dévorer, car Je suis là pour me repaître de vos existences, êtres impuissants, divinités gâchées qui s’ignorent, jouir de votre lumière tremblotante que consument avidement les Noirceurs maternelles dont Je suis le puîné ! Progéniture idolâtrée par mes Ténèbres-génitrices, nourricières au sein fécondé par l’Écorché-vif, Père premier des abymes. Je suis le propre rejeton de L’Inassouvi des Origines, Lui-qui-vient-et-dérobe-la-lumière, du Faiseur-d’ombres !
Soumettez-vous mortels, je viens corrompre, flétrir, infecter, Je viens tenter de m’engaver en vain de vos vies, car une appétence morbide et irréfragable se dressa entre mon Géniteur et Maître et la béatitude. »
Les semences des vénérables
WIP merci de votre compréhension…
La Garde Maudite, au service exclusif et rapproché du Gouverneur-patriarche, Sage-absolu consacré par les Dieux des Terres Fermes.
WIP merci de votre compréhension…
Une succube avide...
En cours de finalisation dans notre petit atelier : le tome 2 du cycle des saisons de L.R.R. LIVELLY...
De nouvelles aventures extraordinaires, dans un monde heroic fantasy de plus en plus vaste et authentiquement original.
encore entre les mains avides de l'auteur... qui achève ses dernières corrections ?



Le cycle des saisons, le tome 2 en approche !
Du style et de la profondeur donc pour un second récit en phase finale d’écriture, que nous avons parcouru avec une réelle euphorie : retrouver notre plus-que-conteur préféré et Loti, les suivre pour vivre avec eux la suite de leurs inégalées pérégrinations. Un nouveau roman qui inscrit définitivement Sémène Fils-des-nuages dans un cycle high fantasy au long cours. Une histoire qui s’étirera pour votre plaisir espérons-nous, sur plusieurs générations de héros pris malgré eux entre l’enclume du Monde physique et l’incommensurable marteau des Cieux d’un univers fantasy complexe et profondément attachant.



nos dernières parutions
Soyez les premiers à suivre l’avènement d’un modeste héros du quotidien, dur à cuire et séducteur bien malgré lui, auquel vous aurez bien du mal à ne pas vous attacher.
Prologue aux aventures de Romain Ajar : une rencontre imprévue, une intrigue complexe, mature et sombre qui déroulera lentement mais sûrement ses lacets de soie autour de votre cou. Des cadavres comme autant de petits cailloux funestes, vous menant coûte que coûte au pied de la bête, autant de pièces de puzzle, casse-tête violent reconstituant dans le sang des victimes, la carte d’identité de la mort qui frappe alentours.
Un quartier populaire d’une ville de France et des voisins et voisines aux aguets : Mais que fait donc le semblable de l’autre côté du rideau de la fenêtre ?
Un enfant et sa mère. Jean et Ghislaine.
Quel secret terrible Jean cache-t-il en se murant dans le silence ? Que pourrait-il bien arriver de singulier à ces deux humains communs dans ce modeste quartier d’une ville moyenne de France ? Et tous ces chats, simples éléments du décor ?
Des personnages insaisissables qui vous étonneront tout au long du récit ; une tension qui monte crescendo, pour devenir positivement insoutenable jusqu’au point final de ce roman ; vraiment.
Une histoire aux rebondissements douloureux, et pourtant, que de fous rires vous attendent lectrices et lecteurs !
Des aventures rocambolesques, une galerie de portraits d’êtres originaux, attachants, tout-puissants comme un grand amour, mais non moins simples passagers contingents de l’odyssée humaine…
Un misanthrope possiblement incurable. Un adolescent prétendument orphelin sans domicile fixe comme ils disent à la télévision. Une authentique comtesse française. Une histoire de grand amour improbable, retour en grâce de l’homme auprès de la femme, union à la puissante déflagration, illumination désastres. Un coup de cœur en forme de coup de foudre. Sidération séductive consommée, Bateau ivre d’amour sur des flots chahutés, laissant contre toute attente descendre les amants où ils voulaient ; pour un temps. Trois êtres jetés dans une course folle, éperdue pour exister au-delà du raisonnable. Remettre consciencieusement les us et coutumes en question. Aller chercher le sens par principe, là où il fait défaut dans les interstices insondables des médiocrités humaines ; et rire, car lecteur, ce récit terrible est drôle. Mais par-dessus tout, aimer et vivre, Vivre !
Jean-Pierre est un dominant, élu comme tel par la sélection naturelle.
Cependant, tout semble aller de travers dans son existence, aussi bien au travail qu’avec sa compagne, la magnifique Jeanne… Alors il contemple de trop près la splendeur morbide du cycle de l’azote : la circulation de la matière. La chair si précieuse, pourtant, simple assemblage d’atomes recyclables, rien d’autre. Comme le corps de son patron, de Jeanne, de tous les individus d’une humanité dont il s’éloigne irrémédiablement. Lui le dominant harcelé, éreinté, dépressif, au bord du gouffre ; pour finalement mieux retrouver sa lucidité.
Une réflexion d’une lucidité lumineuse et crue sur les rapports de force entre les hommes, dans les entreprises, dans les couples, jusque dans leurs lits, mais aussi et surtout dans l’histoire de l’humanité.
Un récit puissant, douloureux, qui vous poussera dans vos derniers retranchements, chahutera vos certitudes pour enfanter possiblement un frappant bouleversement en forme de renversement anthropologique des valeurs.
Un livre dont on ne ressort assurément pas indemne.
Sémène est un conteur errant qui va de village en village pour narrer de sa voix posée les histoires innombrables qu’il connaît..
Dans une auberge, il rencontre Loti, un jeune noble qui lui présente une bien singulière requête : l’accompagner jusqu’à la capitale des Terres Fermes, pour convaincre son père de le laisser devenir son disciple. Sémène finit par accepter et les compagnons se mettent en route. Au beau milieu des forteresses et tours sans nombre de la Cité du Roi, des ors et lustres extravagants, Sémène va se retrouver jeté entre les mains de personnages aux ambitions démesurées, parfois versés dans le Noir-savoir.
À paraître
Émeline est étudiante en histoire de l’art. C’est une jeune femme au caractère trempé dans l’acier, d’une formidable complexité, à l’indéfectible fidélité.
Sa meilleure amie, Hyacinthe, ne dirait pas le contraire, elle qui se sait élue sa sœur de cœur. Émeline cultive une relation définitivement conflictuelle avec le matérialisme, jusque dans son assiette, car la nourriture souvent, n’est qu’un nouvel ennemi. Émeline doit tout contrôler, tout, même ce qui rentre dans le corps, par la bouche. Elle se veut éthérée, abandonnée entièrement aux commandements de son idéalisme métaphysique.
Mais la vie chahute la jeune femme sur le ring immense de son existence perdue d’avance et, face à elle, dans le rôle de l’adversaire héréditaire, La Nature. Émeline est une battante, une noble âme guerrière, elle distribue les directs et les uppercuts, elle rend coup pour coup dans ce duel immémorial et bassement inégal. Engagée au corps à corps, Émeline frappe, cogne, dur. Mais La Nature, titan simiesque aux interminables jambes velues, rit sinistrement ; et la bête inhumaine est sur elle, et le combat n’aura pas de fin.
Alors Émeline sait, sent que sous peu, dans son existence battue, rien n’aura plus de valeur à ses yeux, hormis l’expérience de Dieu. Elle veut vivre et non survivre, présomptueuse superbe de fierté ; vivre au-delà d’elle-même.
L’histoire d’une vie d’homme, en quelques centaines de pages trop rapidement tournées ; volti subito.
Un jeune homme excessif qui veut tout, qui ne peut supporter la médiocrité qu’il ressent palpiter dans sa propre chair, qui se révolte du plus profond de son âme pour ne pas écouter les élancements trop normaux du cerveau qui commande le retour à la vie, au quotidien, qui exige de passer à un autre amour, comme on échangerait vulgairement sans sourciller son propre cœur contre une prothèse artificielle alimentée par une pile à combustible.
Affronter l’anesthésie générale de l’existence à force de refuser la défaite ordinaire. Se jeter de plein gré dans la tombe, accepter les ténèbres dans les veines, la pierre froide de sa sépulture éteignant tout espoir.
Mourir en grâce et renaître ; traverser les enfers pour goûter enfin les bonheurs que peut offrir fortuitement, la vie.
Naître, vivre et souffrir, souffrir encore et mourir. Mais dans l’intervalle, l’inattendu, l’amour, les proches, les rires des enfants, les repas de famille, le vin de l’amitié, autant de niaiseries couleur arc-en-ciel qui font une vie.
Le tout premier roman de L. EIVALLIN, alors encore tout jeune homme.
La suite des aventures de Romain Ajar, dur à cuire malgré lui, toujours aussi malmené…
Malmené par des intrigues qui n’en finissent pas de resserrer leur fatale étreinte autour de notre détective du quotidien.
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Romans à venir de nos auteurs :
Dans La Collection Seria :
Anaisthêsía ma dilecta
L’Au-delà de nous-mêmes
Dans La Collection Fantasia :
Loti, l’Exil et le Royaume (Le cycle des saisons, Tome 2)